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Essais Automobiles !

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Essai de la Cadillac SRX 3.6e V6 Elegance bva5 - 258 cv

Cadillac SRX 3.6e V6 Elegance

Quelques rebelles s’orientent vers des modèles moins fréquents à bord desquels ils ont moins de chance de passer inaperçus. La SRX de Cadillac répond à leurs attentes en matière de prestige, de vivacité, de confort et de tenue de route.

Entre SUV, sportives, breaks et berlines

Pour celui qui bénéficie d’une voiture de société, le choix se réduit parfois entre l’une ou l’autre tudesque dont on voit pléthore d’exemplaires sur nos bitumes. Quelques rebelles s’orientent vers des modèles moins fréquents à bord desquels ils ont moins de chance de passer inaperçus. La SRX de Cadillac répond à leurs attentes en matière de prestige, de vivacité, de confort et de tenue de route. L’entrée de gamme, à deux roues motrices, que l’importateur nous a réservée au pied levé contient le petit V6 de trois litres six qui développe un couple respectable de près de trois cent quarante newtons-mètres pour mouvoir une masse de plus de deux tonnes. Le crossover SRX tend à faire la synthèse entre les SUV, les sportives, les breaks et les berlines... Une gageure sans doute !

260 ch gourmands

Jusqu’à présent, la marque américaine de Détroit Cadillac (prononçons ca-di-lac au lieu de ca-di-yac) s’était manifestée par un luxe appréciable et par une série d’astuces. Depuis 2000, le haut de gamme de General Motors aborde un virage important pour rester compétitif sur le marché européen. Les prix pratiqués par Cadillac attireront plus d’un acquéreur. Les consommations, par contre, en feront reculer plus d’un ! Toutefois, le V6 de près de deux cent soixante chevaux couplé à une boîte automatique à cinq rapports a démontré ses qualités de souplesse et de vigueur : il intègre pas mal de technologie, dont le calage variable des soupapes... Il a ingurgité un peu plus de douze litres aux cent pendant notre test. Les itinéraires empruntés passaient par la Capitale de l’Europe et celle de la Principauté, les autoroutes et les routes du Brabant wallon et de la province de Liège. La météo était particulièrement ensoleillée avec ici ou là une ondée rafraîchissante.

Très bonne tennue de route

Le châssis réservé par les ingénieurs américains à la SRX est la plateforme Sigma de GM utilisée également par la CTS et la STS, toutes des propulsions. Il offre une rigidité structurelle qui autorise le développement dynamique des caractéristiques du moteur ainsi qu’en option, la pose d’une énorme vitre électrique sur le toit. La plateforme permet aussi d’ajouter une troisième rangée de sièges qui seront toutefois réservés, lors de longs trajets, à des enfants. Le volume du coffre en pâtira d’ailleurs ! Lorsque vous conservez la solution des cinq places, vous disposez de rangements masqués sous le plancher. Cette plateforme est à même de recevoir aussi le Northstar V8 de quatre litres six. Elle autorise également une transmission sur les quatre roues qui confirme la tenue de route dans des conditions difficiles de circulation (neige, verglas...).

Conduite dynamique

En Belgique, le « petit » V6 et la propulsion représenteront sans doute la part la plus importante des ventes. La mécanique du V6 n’offre pas les sobriétés atteintes par les constructeurs du Vieux Continent, nettement plus aiguillonnés par les institutions européennes en matière d’utilisation d’énergie et de rejets toxiques. Toutefois, les qualités de ce moteur associé à la boîte automatique à cinq rapports sont étonnantes d’efficacité en ce qui concerne la motricité. La transmission intègre un contrôle électronique du frein moteur, des algorithmes favorisant la conduite dynamique. Les suspensions avant et arrière sont indépendantes, utilisent des bras longs dont le débattement assure un grand confort.

Finitions à la hauteur des attentes

La version testée du SRX est la seconde à venir sur le marché. Il semblerait que la finition ait été améliorée pour correspondre aux exigences des acheteurs européens. Il est étonnant de constater que les concurrents du SRX sont principalement les 4x4 teutons que l’on rencontre en de nombreux exemplaires dans les files matinales. Toutefois, la Cadillac attire plus de sympathie lorsque vous en parlez autour de vous : d’une part, l’allure de break surélevé du SRX et d’autre part la renommée de la marque légendaire de Détroit prêtent à la connivence.

Confort à votre mesure

Une attention particulière a été réservée à l’utilisateur du SRX : quand bien même le volant serait-il uniquement réglable en hauteur, le pédalier le sera en profondeur. Vous positionnez votre siège en fonction de vos mains sur le volant et adaptez ensuite les pédales selon la longueur de vos jambes. C’est redoutable d’efficacité. Les fauteuils offrent des assises confortables. Ils sont recouverts d’un cuir de qualité et contiennent les attaches supérieures des ceintures de sécurité. En option, le dossier du passager se rabat pour en faire une tablette supplémentaire. La seconde rangée est légèrement surhaussée pour assurer une vue panoramique vers l’avant. Enfin, la montre analogique au milieu du tableau de bord rappelle de bons souvenirs des débuts de l’aventure des Cadillac... On regrettera seulement les gigantesques reflets des bouches d’aération dans les rétroviseurs extérieurs !

Pour conclure...

Les tendances stylistiques que Cadillac a développées ces dernières années se retrouvent dans la SRX : lignes marquées, caisse assez haute contribuant à l’impression de solidité, taille impressionnante sans être imposante, phares verticaux devant et derrière, logo majestueux repris dans la calandre gigantesque, porte-à-faux réduits et angles biseautés. Tout ce qu’il faut pour être repéré dans la circulation citadine sans s’attirer les foudres des opposants à la présence des mastodontes 4x4 sur la route et en ville.

André-Louis De Laet de www.essai-automobile.com

Vendredi 29 Août 2008