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Essais Automobiles !

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Essai de la Nissan 350 Z Pack 3.5 V6 - bvm6 - 300cv

Nissan 350Z Pack 3.5 V6

La Nissan 350 Z est la digne héritière de la première Datsun 240 Z, aussi appelée FairLady, qui existe depuis octobre 1969. Avec six cylindres en ligne, cent cinquante poulains, un chouïa de plus de mille kilogrammes, cette sportive s’achetait pour un peu plus de trois mille cinq cents dollars à l’époque. Bientôt trente ans plus tard, Nissan prolonge la saga des Z avec la 350 Z équipée d’un tout nouveau propulseur de trois cent treize étalons.

300 chevaux féroces

Le modèle testé aujourd’hui est le coupé, dans sa version Pack, de seulement trois cents chevaux. Un véhicule pour le plaisir de rouler ! Même à des allures de sénateurs. La sonorité du moteur, retravaillée par les motoristes, subjugue sans le moindre envahissement. Aussi rapide dans ses accélérations que des motos, capable d’atteindre des galops dont on n’imagine plus la réalité par les temps qui courent, sinon dans certains trains, la 350 Z utilise le V6 évolué de la VelSatis dont les caractéristiques ont été revues par les ingénieurs nippons. La courbe de couple est linéaire, ce qui permet de le sentir vrombir avec sérénité. Grâce à un Cx de 0,29 et une surface frontale dérisoire, une boîte à six rapports, un amortissement sportif sans être ferme, ce moteur se contente de quelque douze litres au cent pour concocter le plaisir qu’il livre au-delà du respect drastique des limitations de vitesse. Assis dans un cockpit de pilotage cossu, songeons que ces litres alimentent quand même quelque trois cents bourrins !

Vire à plat

Le châssis de la 350 Z est consolidé pour supporter les accélérations dans les virages qu’autorisent ses nombreux purs-sangs. La rigidité en torsion est assurée par deux barres anti-rapprochement, la première, au-dessus du moteur, constitué d’un tube d’acier rempli d’uréthane armé et la seconde, très élégante, longe largement la lunette arrière agrémentée d’un logo Z et de fixations pour le filet à bagages. Le réservoir d’essence est logé en position centrale entre un dédoublement de structure. Le moulin est placé très près de l’habitacle pour répartir les charges sur les deux essieux. Ainsi bâtie, la 350 Z vire à plat.

Domine la route

L’ESP tolère une faible dérive avant de dominer énergiquement toute tentative de survirage. Quoique déconnectable, il se réactive à chaque stimulation des freins. Ceux-ci, des Brembo généreusement visibles dans les jantes des grandes roues de dix-huit pouces, arrêtent le bolide dans des temps remarquables. L’impression lors du pilotage est à la fois confortable et solide. On pourrait toutefois regretter des bruits de roulements gênants, à peine couverts par la mélodie de la cavalerie. La puissance du moteur est transmise aux pneus arrière par un arbre en carbone. La boîte de vitesses à tringle est étonnante de précision même si elle confirme la rugosité de la sportive. L’assistance hydraulique de la direction est couplée à la vitesse du véhicule. Cette solution facilite les manœuvres citadines. Avec ces atouts, la 350 Z colle à l’asphalte. La vitesse est électroniquement limitée à deux cent cinquante kilomètres à l’heure.

Version Pack

La version Pack comprend les phares au xénon, la climatisation automatique, le cruise control, le système audio-cd-K7 dont un hooffer installé juste derrière le pilote. Quand vous êtes d’un grand gabarit et que vous avez le dossier contre le haut-parleur, vous appréciez également les vibrations de la musique. Un ordinateur de bord complète la donne avec un cadran numérique qui affiche à tour de rôle l’heure, la consommation, l’autonomie restante sur le réservoir, la vitesse, les consommations moyenne et instantanée, la distance parcourue… À bord, des rangements sont répartis dans la cabine : deux entre les deux sièges, trois derrière le dossier du passager, un dans chaque portière. Le coffre est également accessible depuis l’habitacle.

André-Louis De Laet de www.essai-automobile.com

Vendredi 18 Mai 2007