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Essais Automobiles !

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Essai de la Renault Laguna-coupé 3.0 dCi Dynamique bva6 FAP-4RD - 235 cv

Renault Laguna GT Tourer 3.0 dCi Dynamique bva6 FAP-4RD

Renault, avec la Laguna, s’est lancé dans l’exercice de style en apportant des réponses différentes de celles généralement retenues par les concurrents tudesques ou transalpins.

Les temps changent et la crise annoncée, répétée, serinée à l’envi par les médias, à se demander si c’est à juste titre, atteint les mentalités au point que l’on voit des inconditionnels des 4x4 rechigner à garder leur engin chéri pour le troquer contre un autre écologiquement plus correct. Les berlines classiques et les breaks reprennent du poil de la bête alors que depuis quelques années ils étaient délaissés. Toutefois, certains conducteurs décident de conserver un véhicule hors du commun et là, les coupés haut de gamme attirent les regards.

Le nouveau V6 dCi de trois litres diesel développé conjointement par Nissan et Renault profite d’une puissante communément admise dans le segment de deux cent trente-cinq chevaux. Par contre, quatre-vingts pour cent de son couple s’étalent sur une plage de régimes allant de mille trois cents à quatre mille trois cents tours par minute. Les coups de raquette rageurs chers aux tudesques sont ainsi délaissés au profit d’une constance confirmée par l’utilisation de la boîte automatique qui fait la part belle à une intensité à la fois énergique et silencieuse compte tenu du travail d’insonorisation réalisé par les ingénieurs.

6 cylindres silencieux

Celui-ci s’est d’ailleurs étendu aux bruits aérodynamiques. La chasse aux défauts mineurs a fait l’objet d’une attention sans précédent. Avec succès ! De façon à profiter du feulement des six cylindres lors des accélérations dont la sonorité laisse à peine transpirer la vigueur. Presque deux tonnes passent de zéro à cent kilomètres à l’heure en un chouïa de plus que sept secondes. Ce moteur est assemblé dans une usine Renault et il sera monté dans un proche futur dans des modèles Renault, Nissan et Infiniti. L’Alliance fête son dixième anniversaire cette année. Les deux constructeurs conservent leur identité propre, partagent leurs valeurs communes, la confiance et le respect mutuel et organisent leurs synergies dans leurs développements et les économies d’échelle, par exemple en utilisant une centrale unique gérant les achats.

Précision et agilité

La rigueur de comportement est un des aspects étonnants du Coupé Laguna. On regretterait peut-être parfois le poids du V6 sur le train avant. L’excellent châssis semble installé sur des rails et dans les virages, le train arrière s’inscrit avec précision dans les traces ouvertes par l’essieu avant. Les quatre larges roues directrices apportent une tenue de route difficile à prendre en défaut. Certaines concurrentes atteignent des résultats équivalents pour une valeur d’achat nettement supérieure engendrée, entre autres, par l’utilisation du Quattro par exemple. En ville, le système 4RD de Renault donne à la Laguna une agilité de Clio. C’est bluffant d’efficacité.

Excellente tenue de route

Concrètement, sur vos itinéraires, la Laguna animée par le V6 de trois litres réagit selon votre tempérament, votre créativité instantanée : elle répond sans la moindre hésitation en gommant les sinuosités et les différences niveaux avec la même spontanéité que si vous aviez été sur une route rectiligne et plane. Le coupé se joue des difficultés apportant par là même un plaisir de conduite qu’aucun 4x4 ne distille sur le bitume. Dans un premier temps, nous nous étions surpris de ne pas trouver de palettes derrière le volant pour se divertir à passer les vitesses en abordant les virages un rapport en dessous. Après quelques kilomètres, nous avons laissé la main à l’automatisme en nous délectant de la tenue de route et de la cohérence de l’attelage. Ce n’était pas si idiot de faire l’impasse sur les gadgets dignes des dinosaures de l’embrayage...

Carminat & Bose

Renault s’est décidé à titiller la prédominance allemande dans la niche des coupés haut de gamme. Les atouts mis en évidence par les concepteurs négligent certains des impératifs du segment. Au contraire, la refonte de l’archétype « Coupé » donne de l’ampleur à l’usage au quotidien de la française : de la place pour quatre personnes et leurs bagages, un confort renforcé aux allures vives, un silence libérant les qualités du système Bose embarqué... Le Carminat reste un modèle du genre alors qu’il rechigne toujours à autoriser les doigts gras sur son écran. Les commodos entre les deux sièges avant permettent au copilote de prendre le relais. Les itinéraires avec multiples étapes, les changements en cours de route en fonction de la fluidité du trafic, les coups de téléphone et la mise en attente des appels entrants, la recherche des stations de radio, l’utilisation de l’iPod, tout se commande avec une intuitivité désarmante.

Un très bon choix

À qualité d’équipements équivalents, Renault vient s’installer dans le créneau des coupés avec un modèle bluffant. Il y en a pour tous les goûts avec les motorisations disponibles, la présence ou non du système 4RD... Par rapport aux productions d’outre-Rhin, la facture d’acquisition et celles des entretiens seront nettement plus légères. La récente reconnaissance par l’ADAC de l’évolution de la fiabilité des Renault pourrait en faire réfléchir plus d’un lors du choix du prochain achat !

André-Louis De Laet, Belgique de www.essai-automobile.com

Mercredi 1 Juillet 2009